Les couches

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La France commercialise 3,5 milliards de couches jetables par an, ce qui représente 750 000 tonnes de déchets qui doivent être traités par l’incinération ou l’enfouissement.

Elles représentent 4 % des déchets collectés en France.

 

couches jetablesUn impact environnement qui fait mal :

Un enfant mettra en moyenne 2 ans et demi pour devenir propre ; il consommera environ 5 couches par jour et sera donc changé plus de 5 000 fois pendant cette période. La fabrication de ces couches a un impact considérable :

  • 4,5 arbres abattus.
  • 25 kg de plastique utilisés pour rendre les couches imperméables.
  • 67 kg de pétrole brut pour fabriquer le plastique (l’équivalent d’une tasse par couche).
  • 120 m3 d’eau (par couche) seront nécessaires (la cellulose utilisé dans les couches jetables consomme énormément d’eau et de bois).
  • 1 tonne de déchets qui mettront 500 ans à se dégrader.
  • 40 % des déchets ménagers d’un foyer (avec un seul enfant de 0 à 2 ans et demi).

 

D’un point de vue santé :

Les fabricants de couches jetables restent très secrets quant à la composition de leurs produits, mais de nombreuses études ont été réalisées (notamment par Greenpeace ou Öko-Test), afin de mettre en évidence les substances mises en contact avec la peau de nos enfants :

Polyacrylate de sodium, TBT, Dioxine, Furane, Benzol, Toluène, Ethylbenzène xykène et Dipentène, Parfum, Capteurs d’odeur…

Autant de produits chimiques pour la plupart connus et reconnus cancérigènes, provoquant des dérèglements hormonaux, des troubles neurologiques, l’infertilité, l’affaiblissement du système immunitaire… Certains se sont déjà vus interdire dans la composition des serviettes hygiéniques, mais restent autorisés dans celle des couches pour nourrisson.

Si rien ne prouve la toxicité de ces produits dans les couches (dans les quantités utilisées), aucune étude ne prouve non plus leur innocuité à long terme. Il s’agit donc de faire preuve de prudence quant à leur utilisation…

Financièrement :

Le budget « couches jetables » pour un enfant, de la naissance à la propreté, est compris entre 1 000 € et 2 500 € en fonction de la marque et de la quantité utilisées (sans prendre en compte les dépenses liées au traitement des déchets).

 


Quelles sont les alternatives ?

Les couches lavables restent la principale alternative en matière de change, mais il existe aussi des pays où il est courant de pratiquer l’hygiène naturelle infantile.

L’hygiène naturelle infantile (HNI), connue aux États-Unis sous le nom d’Elimination Communication (EC), est pratiquée dans de nombreux pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud sans pour autant être nommée. Elle consiste à observer les réactions d’un bébé afin de détecter les signes indiquant qu’il a envie de faire ses besoins (urine et selles), pour lui permettre de se soulager immédiatement dans des toilettes, dans un pot de chambre ou dehors.

Source : Wikipédia

Cette pratique est le moyen le plus écologique et le plus économique pour gérer la propreté de bébé, mais elle demande beaucoup de temps aux parents et peut être une contrainte lors de sorties ou pour le faire garder.

Les couches lavables :

Loin des langes énormes et difformes de l’ancienne époque, aujourd’hui la couche lavable a la cote.

Elles sont colorées, fines, non traités, et pour la plupart en matières naturelles.

Les médecins les recommandent pour les enfants sujets à des érythèmes fessiers, car la peau y respire davantage. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il fait en  moyenne 1°c de moins dans une couche lavable.

En comparaison avec une couche jetable, une couche lavable utilise :

  • 3,5 fois moins d’énergie
  • 2,3 fois moins d’eau
  • 8,3 fois moins de matières premières non renouvelables
  • 90 fois moins de matières premières renouvelables
  • et génère 60 fois moins de déchets solides

 

Elle se décline sous plusieurs formes :

TE1 (tout en un): s’utilise exactement comme une couche jetable. Les parties imperméable et absorbante sont cousues ou pressionnées ensemble. On la met, bébé la souille, on l’enlève, on lave le tout. Plus longue à sécher.

TE2 (tout en 2) : la partie imperméable est dissociable de la partie absorbante : on lave seulement la partie absorbante, la partie imperméable (culotte) servira 3-4 fois avant d’être lavée.

TE3 (tout en 3): hybride, elle s’utilise comme une couche jetable, avec une partie absorbante qui sera jetée, ou comme une couche lavable (TE2).

La couche classique : son rôle est uniquement d’absorber ; seule elle fuit. Elle doit être accompagnée d’une culotte de protection imperméable.

Le lange : un simple carré de coton auquel on ajoute un tissu absorbant (insert, doublure, booster), à fixer grâce à un snappy (système de griffes) et accompagné d’une culotte de protection (sur-couche).

Le lange à nouer :  c’est un lange préformé en coton adapté à toutes les morphologies. On y ajoute un tissu absorbant, et on le recouvre une culotte de protection. Sèche très vite.

Lange à nouer

Question organisation :

Ce n’est pas plus compliqué que d’aller acheter un paquet de couches jetables.

On stocke la couche sale dans un seau hermétique, à sec (plus écologique) ou dans l’eau, avec de l’huile essentielle d’arbre à thé, qui aura pour effet d’éviter la prolifération de bactéries.

En cas de caca, il suffit d’éliminer celui-ci dans les toilettes (grâce à des voiles de protection lavables ou jetables qui se glissent entre la peau et la couche) ou en rinçant simplement à l’eau.

On lave le tout avec le linge de maison (une tournée de linge pleine est plus écologique), sans aucune tache ni odeur ! Il est recommandé d’utiliser une lessive bio ou de la faire soi-même, car les lessives industrielles sont souvent pourvues de produits (du type assouplissant) qui encrassent les couches, les rendant moins absorbantes (ce problème se résout avec une tournée sans lessive mais avec 2 cuillères à soupe de cristaux de soude pour les décrasser).

Favoriser le séchage naturel, le soleil est une solution magique contre les taches.

En balade, prévoir un sac en tissu imperméable pour stocker la couche en attendant le retour à la maison.

 

Financièrement :

Prévoir entre 10 et 20 couches (en fonction du nombre de lessives hebdomadaires).
Compter entre 250 € pour les systèmes les moins chers (lange à nouer, système le moins connu étrangement) et 600 € – 800 € maximum pour les systèmes les plus onéreux (TE1).

L’eau, l’électricité et la lessive pour l’entretien des couches reviennent à environ 50 € par an.

Il est important de savoir que les couches pourront resservir pour un deuxième enfant, et qu’on en trouve facilement en occasion (en cas de fuite il suffira de les décrasser).

 

En faisant le choix de couches lavables, on réalisera une économie moyenne de 1175€ ! Le prix de revient moyen des couches jetables se monte en effet à 1700 €, contre 525 € pour les lavables. 

 

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